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May 2013
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LE BLOG DES LIBRAIRES


Retrouvez le meilleur des meilleures lectures de vos libraires :

février 2013 :


Kathleen Winter - Annabel.




Andreas Kivirähk, L'homme qui savait la langue des serpents, Attila, janvier 2013, 23 €

"Voici l'histoire du dernier homme qui parlait la langue des serpents, de sa soeur qui tomba amoureuse d'un ours, de sa mère qui rotissait compulsivement des élans, de son grand-père qui gerroyait sans jambes, de son oncle qu'il aimait tant, d'une jeune fille qui croyait en l'amour, d'un sage qui ne l'était pas tant que ça, d'une paysanne qui rêvait d'un loup-garou, d'un vieil homme qui pourchassait les vents, d'une salamandre qui volait dans les airs, d'australopithèques qui élevaient des poux géants, d'un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu horrifiés par tout ce qui précède."
Un roman fabuleux, aussi drôle que tragique, qui est aussi celui d'une forêt ancestrale qui voit ses habitants fuir vers la modernité.

Vivement recommandé par Sophie !

***



Emma Donoghue, Room, Le Livre de poche, février 2013, 7,6

Jack a cinq ans et il n'est jamais sorti de La Chambre. Sa mère, enfermée avec lui, lui a créé un univers entier et complexe, où tout ce qui n'est pas Dedans n'est pas vrai, où tout ce qu'ils peuvent voir dans les livres et dans Madame Télé n'est que fables et histoires. Les journées sont faites de jeux, d'exercices et d'hygiène, afin que rien ne manque et que rien de grave n'arrive. Car il serait alors impossible de sortir ou de demander quoi que ce soit à Grand Méchant Nick, ce monstre qui vient souvent la nuit et qui ne doit surtout pas voir Jack.
Mais après tant d'années, n'y a-t-il pas un moyen de s'échapper et de découvrir le Dehors ?

Un roman bouleversant raconté par la voix de l'enfant, une voix qui nous entraine dans son univers et ne veut plus nous lâcher.

Recommandé par Sophie !

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janvier 2013 :


David Mitchell, Les mille automnes de Jacob de Zoet, Points, janvier 2013, 8.9 €

Jacob de Zoet est un jeune clerc parti faire fortune, pour pouvoir épouser sa belle, dans un comptoir hollandais au Japon. En ces dernières années du XVIIIe siècle, il va découvrir un Japon rigide et méfiant, s'ouvrant à peine au commerce. Jacob va devoir se faire une place au milieu de la corruption et des mesquineries de ses compatriotes, mais aussi de leurs hotes, des traducteurs, de presque tous.
Pourtant, son chemin va bientôt croiser celui d'une jeune sage-femme défigurée, dont les yeux et le destin risquent fort de bouleverser ses projets...
Un roman foisonnant et passionnant, servi par une écriture de maître !

Recommandé par Sophie et Sarah !

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William Wharton, Birdy, éd. Gallmeister, mai 2012, 24.5 €

Comme un vol d'oiseaux libres, un roman juste sublime.

Recommandé par Sophie !

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Novembre 2012:



Emmanuel Dongala, Photo de groupe autour du fleuve, Actes sud, octobre 2012, 10 euros

Le long d'un fleuve, sous un soleil tropical, des femmes, l'échine courbée, concassent des blocs de pierre pour faire subsister leur foyer. Le labeur est harassant et les journées se ressemblent.Mais un jour nouveau se lève. Elles décident de vendre le sac de gravier plus cher à l'annonce de la construction d'un aéroport international dans le nord du pays. Petit bout de femme échu au chantier, Méré est promue porte-parole du mouvement. Mais très vite les revendications sont violemment réprimées. Pour ces femmes congolaises se débattant entre pauvreté, traditions sclérosantes et patriarcat, cette lutte cristallise la naissance d'une conscience collective et un regain d'espoir.                   

Après Johnny chien méchant, Emmanuel Dongala nous offre un beau roman social et féministe, résolument optimiste, porté par l'humour et l'empathie pour ces femmes exploitées au travail comme à la maison. De cette lutte prenant une ampleur insoupçonnée, le roman par sa description brute d'une société où la démocratie est bémolisée par le qualificatif "à l'africaine", s'ouvre sur une critique des rapports de pouvoirs gangrénant le pays.Une chronique pétrie d'humour à découvrir.

Octobre 2012 :


Joël Dicker, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, éd. De Fallois, L'Age d'Homme, septembre 2012, 22 €

Marcus Goldman, en panne pour écrire son deuxième roman, décide de se réfugier auprès de son maître, le très respecté professeur et écrivain Harry Quebert. Lors de ce séjour, il découvre par hasard que Quebert a eu une relation passionnelle trente ans auparavant avec une adolescente de 15 ans. Elle aura été le seul amour de sa vie, avant de disparaître mystérieusement.
Pourtant l'histoire ne s'arrête pas là et, face au drame qui resurgit, le jeune écrivain va devoir mettre au jour ce qui a bien pu se tramer pendant cet été 1975, en la discrète petite ville d'Aurora, s'il veut sauver son maître et écrire son propre chef d'oeuvre !

Un polar haletant, un jeu savoureux sur l'écriture et le mystère, une terrible histoire d'amour : voici un roman palpitant qu'on ne peut plus lâcher !

Recommandé par Sophie ! 

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Cherche jeunes filles à croquer

Recommandé par Fabien !


Septembre 2012 :

Goliarda Sapienza, Moi, Jean Gabin, éd. Attila, septembre 2012, 17€

"Essaie de vivre libre, toi, et tu verras le temps qu'il te reste pour dormir."

L'auteur de L'Art de la joie (ce grand roman à découvrir également !) a grandi en Sicile, dans les années 30, au sein d'une grande fratrie de socialistes et d'anarchistes.
D'un père avocat des pauvres et d'une mère militante socialiste inflexible, Goliarda sera élevée par ses frères qui font son éducation, corrigeant celle de l'école fascisante de ces années troubles.
Cette enfant sensible et curieuse a des principes déjà bien forgés, copie sa conduite sur son idole Jean Gabin, va et vient au sein d'une ville et d'une famille en ébullition.

"Nunzio appartient à cette race distraite et toujours douce – sauf pour prendre le pistolet et tuer de temps en temps quelque tyran – qui est celle des anarchistes."

Magnifiquement écrit, voici le récit de cette enfance !

Vivement recommandé par Sophie !

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Joël Egloff, Libellules, ed. Buchet Chastel, août 2012, 15 €

Pour notre plus grand plaisir, Joël Egloff nous revient avec ce recueil de courts textes piquants et savoureux. Sur un ton tour à tour nostalgique, noir, amusé, tendre ou doux-amer, mais qui reflète toujours sa parfaite maîtrise stylistique, Libellules nous offre un intense plaisir de lecture.

Recommandé par Sophie !

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Août 2012 :

 Tierno Monénembo, Le terroriste noir, Seuil, août 2012, 17 €

Principalement ancrée dans l'histoire du pays peul, l'oeuvre de Tierno Monénembo se penche ici sur un pan de notre histoire très longtemps occultée. L'auteur exhume l'histoire oubliée des tirailleurs sénégalais qui ont combattu pour la France en convoquant l'histoire véritable d'un jeune guinéen, Addi Bâ Mamadou. 


C'est en bête traquée et meurtrie par le froid et la faim que nous découvrons la figure d'Addi Bâ. Engagé dans le 12e régiment des tirailleurs sénégalais et fait prisonnier après la bataille de la Meuse, le jeune homme vient de s'enfuir d'un camp de prisonnier. Secouru et recueilli par une famille vosgienne, il distille la peur et la méfiance dans le coeur des villageois.
Mais très vite, le jeune homme mystérieux et charmeur devient un membre à part entière du village, cristallisant autour de lui les premiers balbutiements de résistance locale.
Quadrillant à vélo les forêts et campagnes environnantes, le jeune homme cueille baisers et directives. Il crée ainsi le premier maquis des Vosges et fédère un camp organisé de jeunes gens échappant au STO.


A travers le portrait de cet inconnu, Tierno Monénembo offre une essentielle et touchante reconnaissance à ces hommes des colonies ainsi qu'un fervent plaidoyer au nom du devoir de mémoire. Parce qu'il est noir, Addi Bâ ne sera décoré qu'à titre posthume en 2003. Et il ne sera pas vieil homme avec sa médaille.


C'est soixante ans plus tard que cette histoire nous est racontée par Berthe. La narratrice qui était jeune fille à l'époque des faits (Addi Bâ venait écouter Radio-Londres chez ses parents) fait la connaissance du neveu du tirailleur lors de la cérémonie officielle de la remise de médaille.


Dans ce dialogue entre les deux personnages recréant le cadre oral des palabres africaines, Berthe se fait le garant de la mémoire collective. Tel un griot, elle nous transmet et chante le parcours d'Addi Bâ dans une langue chatoyante toute de patois vosgien tandis que les croyances et les ouï-dire rapportés du passé contribuent à façonner comme une légende de ce sacré bonhomme.


Lecture (très très) chaudement recommandée !

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Julie Otsuka, Certaines n'avaient jamais vu la mer, Phébus, août 2012, 15 €

1919. C'est le coeur chargé de rêves et d'espérances que de nombreuses jeunes femmes quittent leur Japon natal pour les Etats-Unis à bord d'un paquebot. Avec pour seuls bagages un kimono de soie pour leur nuit de noce ainsi qu'un peu de terre de leur pays, elles se préparent à rencontrer leur futur mari, japonais aussi, dans l'espoir d'une vie meilleure.Elles sont d'origines et de conditions différentes mais partagent les mêmes rires, attentes, impatiences et appréhensions jusqu'à leur arrivée.
Ce bruissement de voix gonfle alors crescendo au rythme des désillusions et épreuves que ponctuent les chapitres du livre: la vie maritale bien éloignée du conte de fées, les journées de labeur dans les champs, l'ostracisme des blancs, le rejet de leurs enfants et la dissolution de leur identité.
"Nous mîmes les miroirs de côté. Nous arrêtâmes de nous peigner. Nous oubliâmes le maquillage. Nous oubliâmes Bouddha. Nous oubliâmes Dieu. Nous arrêtâmes d'écrire à notre mère. Nous perdîmes poids et nous maigrîmes. Nous arrêtâmes d'avoir le cycle. Nous arrêtâmes de rêver. Nous arrêtâmes de désirer. On travaillait seulement.»
Cette complainte prendra fin avec le silence de la guerre après l'attaque de Pearl Harbor.Ces exilés, déportés dans des camps d'internement, seront progressivement effacés des mémoires...

Un beau roman choral qui se lit d'un souffle.

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Mai 2012 :



Shariar Mandanipour,
En censurant un roman d'amour iranien, Points Seuil, février 2012, 7,9 €

Comment, actuellement, un auteur iranien peut-il écrire un roman d'amour ? Alors que la censure veille, qu'il est interdit pour un homme et une femme de se retrouver seuls, comment Sara et Dara vont-ils se rencontrer ? Et que va choisir l'écrivain de raconter ?
C'est une réponse à toutes ces questions que Shariar Mandanipour nous offre : ses déboires et ses ruses face à la censure, les deux histoires de Sara et Dara – celle qui peut être publiée et celle qui sera interdite – et à travers tout cela un portrait touchant et instructif de l'Iran et des iranniens.

Recommandé par Sophie !
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Anne RICHET, La maison n'est pas à vendre, éditions Siloé, mars 2012, 17.5 €

Jean a passé l'âge de conduire. C'est en bus qu'il se rend à Brissolles, petit village de son enfance. Il doit faire des choix pratiques concernant la maison de sa mère, dont il a héritée avec son frère : l'entretenir, la vendre ?

Cette maison représente tout ce que Jean abhorre : son passé. Le décès de sa mère, le voyage pour Brisolles, la maison, tout concourt à rattraper Jean. Les souvenirs affluent, qui n'ont rien perdu de leur acuité en dépit du temps...
Un roman sur le temps passé et sur le temps qui passe, la vieillesse, les héritages, matériels comme symboliques, dont on ne se défait pas si facilement. Un roman sans emphase, juste et délicat.

L'écriture d'Anne Richet, sa puissance, tient dans cette manière de faire remonter les souvenirs. Ils se déposent à la surface d'un paysage, d'une devanture, d'une place. Comme le limon ramené par les eaux, ils viennent s'étaler sur les berges de la conscience, se superposent, s'étirent, agissent de
concert. L'atmosphère nous retient, suspendue, toute en demi-tons, en reflux, baignée d'une subtile et familière mélancolie. Un très beau premier roman. À découvrir.

Vivement recommandé par Fabien !
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Une chronique d'une de nos anciennes lectures, mais dont il était grand temps de parler !




Alain Damasio, La Horde du contrevent,
éditions La Volte, 28,40 € (avec CD) ; collection Folio SF, 9,95 €


"Je ne sais pas comment ça s'est passé à ce moment-là. J'ai juste senti le vent faiblir, parce que Golgoth, le neuvième du nom, fils teigneux de sa royale lignée, dans un terrible sursaut d'orgueil, avait décidé de se relever – et d'avancer !"

Dans un monde balayé par les vents, chaque génération envoie sa "horde" contrer les tempêtes, zéfirine, slamino, crivetz ou furvent, traverser le monde d'aval en amont, pour découvrir la source, et les formes du vent. Trouver l’Extrême Amont et la neuvième forme sera toute la vie de cette trente-quatrième horde, que l'on suit avec passion et fureur.
Un roman foisonnant et sans faux-pas, où l'aventure se mêle à la philosophie et la poésie à la politique. Comment ne pas se laisser emporter dans ce récit qu'on a envie de lire et relire, de savourer et de dévorer ? Un roman déjà plus qu'original en lui-même, et qui est en plus accompagné d'un CD audio, véritable "bande originale du livre", musique envoûtante qui fait vivre toutes les ambiances du roman, dans sa première édition, à La Volte...

"A l'origine fut la vitesse, le pur mouvement furtif, le "vent-foudre".
Puis le cosmos décéléra, prit consistance et forme, jusqu'aux lenteurs habitables, jusqu'au vivant, jusqu'à vous.
Bienvenue à toi, lent homme lié, poussif tresseur des vitesses."

Sans doute un de nos plus gros coup de coeur.
Très vivement recommandé par Sophie & Fabien !


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Avril 2012 :




David Calvo, Elliot du Néant, éd. La Volte, mars 2012, 18,25 €


Islande, 1986, dans une petite école coincée entre falaises et champs de lave... Elliot, le vieux concierge muet, a disparu dans sa minuscule chambre, fermée de l'intérieur. Alertés, les enseignants commencent à le chercher partout, dans cette pièce close de quelques mètres carrés, persuadés qu'il se cache quelque part.
Bracken, prof de dessin en pleine crise existentielle, trouve effectivement un passage entre le mur et le papier peint, entre les lignes des mondes, qui va le conduire dans le Néant, vaste royaume protégé par un monstre redoutable !
Absurde et poétique, un roman étrange et fascinant !

Recommandé par Sophie !
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Mars 2012 :




Steve Tesich, Karoo, éd. Monsieur Toussaint Louverture, février 2012, 22 €


"Je n'ai jamais fait de mal à quiconque de manière préméditée. D'un autre côté, il me manque la volonté pour m'empêcher de faire du mal en passant, dans le déroulement quotidien de ma vie, au cours du simple processus consistant à être ce que je suis."
Saul Karoo est un cinquantenaire bedonnant, dont le travail est de mutiler celui des autres, qui s'entend beaucoup mieux avec sa femme depuis qu'ils sont séparés, qui a une peur panique de se retrouver seul avec un autre être humain, en particulier son fils. Il voudrait bien se saoûler pour faire passer la pilule de la vie mais il a beau boire encore et encore, il n'arrive même plus à être ivre...
Un roman époustouflant et à l'humour mordant ; un portrait savoureux d'un homme qui est aussi un peu de chacun d'entre nous !

Recommandé par Sophie !
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Février 2012 :




Pascal Garnier, Cartons, Zulma, janvier 2012, 17,25 euros

"Unique survivant de cette catastrophe naturelle et inévitable un jour où l'autre qu'on appelle déménagement", Brice, la cinquantaine, se retrouve dans une grande maison à la campagne. Illustrateur de livres pour la jeunesse, il attend au milieu des cartons le retour de son épouse journaliste partie à l'autre bout du monde. Mais, sans nouvelles d'Emma, "cette pauvre brindille d'homme" se terre dans sa cave et sombre doucement dans le désespoir. La vie lui tombe des mains et c'est dans ce capharnaüm de cartons éventrés et d'objets informes que l'auteur donne à voir l'engloutissement de son héros cabossé. Quelques réminiscences du passé, l'attente d'un appel et la rencontre avec Blanche, une étrange femme-elfe sans âge, rappelant ponctuellement les réalités du bas monde vont-ils stopper cette chute dans l'enfer des cartons?
Avec une écriture ciselée portée par une ironie acide, une tendre insolence et une extrême sagacité pour la description des petits faits du quotidien, l'auteur excelle dans la mise en scène des vies simples et nous fait éprouver la fragilité de nos existences tenant sur un fil. Parcouru d'un rire désespéré, Cartons, roman posthume inédit, est un sombre et magnifique roman à hauteur d'homme.

Recommandé par Sarah!
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Pascal Garnier, La théorie du panda, Points Seuil, janvier 2012, 6,5 €


Gabriel, un homme à l'air un peu paumé, échoue dans un village isolé de Bretagne. Il va très vite se lier d'amitié avec la réceptionniste de son hôtel, un barman dont la femme vient d'être hospitalisée, un jeune couple qui attend impatiemment son héritage... Pareil à l'énorme panda abandonné sur le comptoir du bar, il tente d'offrir une sérénité et une joie de vivre qui n'ont pourtant pas marqué sa vie.
Avec humour, poésie et mélancolie, on va découvrir les relations étranges qui se tissent entre eux, et le passé trouble de cet homme qui va tout faire basculer. Un roman à la fois très beau et très noir !

Recommandé par Sophie & Sarah !
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Françoise Héritier, Le Sel de la vie, Odile Jacob, janvier 2012,
6,9 €


Anthropologue réputée, Françoise Héritier est une vieille dame qui, à l'occasion d'une correspondance qu'elle engage avec un ami, entreprend de lister l'ensemble des petits bonheurs qui font, pour elle, tout "le sel de la vie". En creux de cet ouvrage en forme d'inventaire à la Prévert se dessine alors une autobiographie elliptique, une poétique de la bonne manière de vivre
, l'esquisse d'une philosophie de la vie quotidienne : "jouir du spectacle de la rue, retrouver des amis qu'on n'a pas vus depuis longtemps, [...], vouloir le bonheur

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